Famille

Ces nouvelles qui font peur

Covid-19, morts d'enfants, accidents de la route, agressions, kidnapping, terrorisme... tant de nouvelles qui nous donnent froid dans le dos. Les médias sont nombreux à surfer sur le scandale du jour. Comment faire pour ne pas tomber dans un cercle de peur et d'anxiété tout en restant informé? 

Du danger partout?

« Tout le monde se voit dans une nouvelle comme ça. Le talon d'Achille de n'importe quel individu, ce sont ses enfants et sa famille », affirme Jean-François Dumas, observateur des médias et président d'Influence Communication.

Les drames qui font toutes les manchettes et la répétition des mêmes nouvelles dans les chaînes en continu donnent l'impression qu'on vit dans un monde plein de dangers. « Les gens s'imaginent que plus on parle d'un sujet, plus il est important. Il n'y a rien de plus faux », ajoute M. Dumas.

Mais si on regarde les chiffres bien froidement, il y a de moins en moins de raisons de s'inquiéter. Au Canada, le taux de criminalité est en baisse. Le nombre d'enfants victimes d'accidents de la route est également en baisse, de même que les disparitions d'enfants.

Il est à noter que la plupart des disparitions d'enfants sont en fait des fugues, soit 73% des 41 035 cas survenus au Canada en 2013. Sur ces quelques 41 000 disparitions, 33 étaient un enlèvement perpétré par un étranger. 33 seulement. Mais on continue de répéter à nos enfants d'éviter les inconnus.

« Si on regarde les grandes tendances, les villes sont extrêmement sécuritaires, mais on traite nos enfant comme si on vivait au cœur d’une guerre civile », ajoute le philosophe Daniel Weinstock.

Une carte fort révélatrice circule sur Internet. C'est la carte de la ville de Sheffield en Angleterre. Elle illustre les périmètres de marche autorisée de quatre générations d'enfants de 8 ans, de 1919 à aujourd'hui. Plus on avance dans le temps, plus les enfants voient leur liberté d'aller et venir comme bon leur semble se réduire.

C'est la faute des faits divers

« On en vient à ne plus avoir confiance en notre propre jugement de parent. On voit potentiellement la caméra, la manchette et l'opprobre de la communauté », indique Daniel Weinstock, début cinquantaine, avouant lui-même être très présent autour de ses enfants.

Le fait divers est mal aimé. Tout le monde l'accuse d'être trop sensationnaliste, mais d'un autre côté, il est le type de nouvelles le plus consommé par le public québécois. Est-ce que l'abondance de faits divers dans les médias peut générer une escalade de la paranoïa collective? « C'est une bonne question. Il est très difficile de faire le lien direct entre une couverture médiatique et un sentiment ou une émotion », soutient Chantal Francoeur, professeure à l'École des médias de l'UQAM.

Devenir parent, le début de l'Inquiétude

Beaucoup d'adultes diront qu'ils ont commencé à s'inquiéter le jour où ils sont devenus parents. Ils ne fabulent pas totalement.

Patrick Gosselin est chercheur responsable du Laboratoire d'étude sur l'inquiétude et l'anxiété (LEIA) de l'Université de Sherbrooke. Il étudie les vulnérabilités psychologiques qui mènent à l'inquiétude excessive et à l'angoisse. En thérapie, il ne compte plus les parents qui affirment ne plus regarder les nouvelles, de peur d'être hantés par des malheurs qui pourraient frapper leur famille.

« L'arrivée d'un enfant ou la grossesse vient activer des vulnérabilités, notamment l'intolérance à l'incertitude », observe Patrick Gosselin. Une fois enclenchées, ces vulnérabilités perdurent généralement.

Les inquiétudes excessives touchent 5% de la population générale. Lors d'une étude menée pendant 5 ans auprès de 230 parents lors de la grossesse et en postnatal, Patrick Gosselin a noté que les inquiétudes excessives chez les nouveaux parents se retrouvent dans 12% à 18% des cas, soit le triple!

Il est normal de s'inquiéter et d'apprendre à ses enfants d'être prudents en traversant la rue. Ce l'est moins de les empêcher de sortir ou de vouloir les suivre à la trace avec une puce électronique.

Article écrit par Lisa-Marie Noël


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